Léane St-Pierre
École secondaire du Versant

L’avenir appartient aussi aux ados

Ce sont environ un million d’individus âgés de 16 à 17 ans qui peuplent notre cher pays. Un million d’individus qui ont le droit d’acquérir un permis de conduire, de travailler, d’arrêter l’école et même de se marier. 

Certes, ceux-ci sont mineurs, mais leur place dans notre société n’est pas négligeable. Ainsi, il serait tout naturel de leur accorder le droit de vote, puisque l’avenir les concerne particulièrement. 

Il serait inconcevable de retirer le droit de vote aux personnes âgées qui ne travaillent plus, alors, pourquoi, s’il n’y a pas d’âge maximum pour voter, on n’abaisserait pas l’âge minimum ? 

Sensibilisation à la politique

Certes, certains diraient que les adolescents sont dépourvus de maturité et que leurs connaissances en politique sont moindres, toutefois, est-ce juste de leur faire porter tout le blâme ? Non. Si nos jeunes sont peu familiers avec la politique actuelle, c’est parce que la société, sachant qu’ils ne votent pas, ne les sensibilise pas à ce sujet. 

En effet, c’est à peine si les écoles abordent la politique dans leurs programmes, et nous sommes surpris que les ados aient des lacunes en la matière ? 

De plus, les partis politiques ne se préoccupent point de satisfaire les besoins de la nouvelle génération, puisque ceux-ci n’ont pas le droit de vote. Il est maintenant clair que notre société fait en sorte de délaisser les jeunes Canadiens qui souhaitent simplement avoir le pouvoir de choisir l’avenir du pays dans lequel ils vont évoluer pour des décennies. 

L’Autriche, le Brésil ou encore la Slovénie sont quelques exemples de pays où les jeunes de 16 ans peuvent voter prouvant que ceux-ci souhaitent s’impliquer en politique. La démocratie est une valeur clé du Canada, pourquoi celle-ci ne s’appliquerait-elle pas à la génération future ?