Cinq-Saisons-Complet-Harmonium

Cinq-Saisons-Complet-Harmonium

Cinq-Saisons-Complet-Harmonium

Cinq-Saisons-Complet-Harmonium

Émile Jetté
Polyvalente Le Carrefour

Si on avait besoin d’une cinquième saison

« Pendant que Montréal dormait, le printemps se glissa lentement dans son lit en pensant que les grands changements se font toujours la nuit. » 

Tu te demandes probablement ce que tu viens de lire. En fait, c’est le début d’un conte qui est présent dans un album de musique qui se base sur les saisons de l’année, dont une cinquième imaginaire!

Cette œuvre musicale, créée par le groupe emblématique Harmonium, commence avec une musique intitulée Vert – le printemps et l’arrivée des couleurs – qui est surtout jouée par une guitare acoustique, une basse, un piano électrique, des percussions, des voix, ainsi que des solos de flûtes traversières. 

« Pendant que Montréal dansait, l’été apporta de bonnes choses à boire et à manger. »

La deuxième pièce, Dixie – l’été et l’arrivée de la chaleur (une toune qui me revient) – est beaucoup plus complexe musicalement. Le genre musical correspond au dixieland, ce qui est une forme de jazz très riche qui a beaucoup de swing. 

Les guitares à 12 cordes, le piano, les voix, l’accordéon, le saxophone, les cuillères, les claquements de main, etc. jouent rapidement. La plupart de la musique est constituée de solos; même les voix sont utilisées comme un instrument! Courte, mais excellente. 

« Pendant que Montréal fêtait, l’automne entra par la porte de derrière et éteignit toutes les lumières de la maison. »

La troisième, Depuis L’Automne… – l’automne et le départ de bien des choses – commence avec les sons mystérieux d’un ondes Martenot. Cette chanson, longue de 10 minutes, est jouée par de nombreux instruments, dont le synthétiseur, la harpe-cithare, le dulcimer, le mellotron (qui est un clavier qui produit des sons préalablement enregistrés, tels que de violons, de flûtes, etc.). 

Cette chanson finit avec une outro de violons très dissonants joués par un mellotron. De plus, ses paroles font référence au mouvement souverainiste du Québec Les membres du groupe étant indépendantistes. On entend, par exemple, dans la chanson : 

« Depuis que j’sais qu’ma terre est à moi L’autre y’ est en calvaire. » et « Pendant que Montréal divaguait, l’hiver s’était emparé d’elle. »

Le quatrième titre, En Pleine Face – l’hiver et le départ de bien des gens – est principalement jouée par un synthétiseur, la mandoline, un piano acoustique, la clarinette et l’accordéon. Une chanson plus douce qui nous prépare pour le voyage qu’est le prochain titre. 

« Par la force du délire, elle nous parlait d’une cinquième saison et c’était merveilleux. »

Finalement, Histoires Sans Paroles – la cinquième saison – est une merveilleuse musique; elle donne l’impression de vivre une histoire, en passant par l’introduction calme, les péripéties plus dissonantes et le dénouement satisfaisant. Flûtes traversières, guitares, synthétiseur, mellotron, pianos acoustique et électrique, ainsi que d’autres sons joués à l’envers la constituent. Mais pas de paroles! Ce voyage dure 20 minutes! Imagine un monde dans lequel une telle cinquième saison existerait. Ne serait-ce pas incroyable?