Jade Chevrier-Alexander
École secondaire de la Nouvelle Ère

Trump, ICE et la normalisation de la violence

Le 5 novembre 2024 a été une journée marquante pour beaucoup de gens. C’est le jour où Donald Trump a remporté les élections américaines et le jour où le doute s’est installé chez les minorités.

Lors de la campagne électorale, Trump était pourtant au coude à coude avec Kamala Harris qui, elle, aurait eu un meilleur programme pour les États-Unis avec ses promesses de diminuer les coûts médicaux, la réinstauration du droit à l’avortement et bien d’autres.

Mais c’est comme si le concept d’avoir une femme au pouvoir au XXIᵉ siècle était un concept inimaginable pour bien des Américains. Aujourd’hui, en 2026, beaucoup d’électeurs du parti républicain regrettent maintenant leur vote face aux injustices instaurées sous le pouvoir de Trump.

Avenir modifié

Pour certains, cette élection n’a pas seulement changé l’avenir du pays, elle a signé une condamnation à mort. Marie Ange Baise, Genry Ruiz Guillén, Santos Banegas Reyes ; est-ce que ces noms vous semblent familiers ? Non ? Ils devraient ! Ce sont les noms de trois personnes tuées par la police de ICE (Immigration and Customs Enforcement). Ces trois personnes comptent parmi les 12 morts causés par ICE depuis un an et les chiffres ne font qu’augmenter.

Devant cela, ce qui est exceptionnellement ridicule, c’est le fait que les agents de ICE n’ont même pas deux mois d’entrainement sous leurs ailes. Ils se promènent pourtant en tenue portant le titre de police, comme pour embrouiller les gens et démontrer leur puissance envers le public.

Parallèlement, Trump répand la propagande que les immigrants arrêtés par ICE sont des animaux et des illégaux, mais ce sont plutôt des êtres humains ; des parents, des travailleurs. Tous ces gens avaient une vie, des rêves et des familles comme nous tous, mais tout cela a pris fin en raison de leurs origines. Cependant, cet abus de pouvoir n’est pas si surprenant, venant d’un homme amoureux de son pouvoir et qui utilise la discrimination pour l’imposer.

Cette violence institutionnalisée ne s’arrête pas là. Que Donald Trump lui-même dise que les tactiques de ICE sont nécessaires pour sortir les immigrants illégaux est déjà troublant, mais pourquoi détenir des enfants comme ce jeune garçon de cinq ans arrêté l’autre jour ? À cet âge-là, un enfant est à peine capable d’écrire son propre nom, mais on le met dans le même bateau que des « criminels illégaux » ?! C’est du n’importe quoi !

Manifestations et marches

Depuis le meurtre de Renée Good à Minneapolis par les agents de ICE le 7 janvier dernier, des mouvements revendicateurs chez les citoyens ont rapidement fait leur entrée dans la conversation. Un peu plus d’un mois plus tard, les manifestations et les marches n’ont pas cessé de devenir de plus en plus fortes. C’est aussi le cas de l’appel à la grève générale nationale qui a eu lieu le 30 janvier.

Des gens ont séché les cours ou le travail, ont limité leurs achats à un strict zéro et ont exprimé leurs sentiments dans la rue en grand nombre. Cela a entrainé un grand support de la part de nombreuses personnalités connues, telles que Billie Eilish et Pedro Pascal, ce qui est plus important qu’on le croit, car le silence de nombreuses célébrités faisait jusqu’ici partie du problème.

En somme, il est vrai que le déploiement de la police de ICE ne fait que nuire aux stricts habitants des États-Unis. Mais même si cela ne nous affecte pas directement, il ne faut pas détourner le regard ou rester indifférent, car c’est exactement ça que l’administration Trump veut.

Restez informés, parlez-en, publiez des statuts, n’importe quoi qui démontre votre mécontentement. C’est la seule manière d’y mettre fin.