Nathan Gauthier
Collège Nouvelles Frontières
Une décision injustifiée et incompréhensible
Vladyslav Heraskevych a été disqualifié des Jeux olympiques de 2026 à cause de son casque qui commémorait plus de 20 athlètes morts lors de la guerre en Ukraine. La présidente des Jeux olympiques a indiqué que c’était parce que les messages politiques, sous toute forme, étaient interdits. Elle a expliqué que c’était « incompatible avec la Charte olympique et les directives sur l’expression des athlètes ».
Certes, aux Jeux olympiques, il ne s’agit pas de politique, mais de sport. Ces compétitions relient les athlètes du monde entier. La propagande politique déguisée en message et la haine envers les autres pays n’ont pas leur place dans un univers de sport et de joie.
Les messages politiques peuvent créer des tensions entre les pays et même mener à des conflits. Il peut aussi y avoir de la manipulation politique, comme on l’a observé aux Jeux olympiques de 1936 à Berlin.
Message commémoratif
Il est facile de toucher les points sensibles des pays, surtout lorsqu’un message politique est présenté dans un environnement non politique. Les gens peuvent croire qu’il s’agit d’un petit message inoffensif, mais, en réalité, cela peut devenir la première étincelle d’un problème plus grand.
Cependant, la décision de disqualifier cet athlète était, selon moi, injustifiée et incompréhensible. Par rapport au respect de l’article 50 du Comité international olympique sur la neutralité politique, l’athlète avait techniquement le droit de porter ce casque. Celui-ci servait à commémorer des personnes décédées, et c’était le premier lien visuel que l’on pouvait faire.
Pour considérer qu’il s’agissait d’un message politique, il fallait aller beaucoup plus loin dans les détails pour comprendre qu’il était lié à la guerre en Ukraine. Même à ce point, il s’agissait surtout de rendre hommage à des victimes et non de blâmer un pays en particulier. C’était un geste de respect envers les victimes et non un geste de propagande politique.
