Jade Chevrier-Alexander
École secondaire de la Nouvelle-Ère

La dysfonction érectile, vaut-elle plus que la douleur féminine?

Imaginez-vous un monde où vos efforts ne valent rien. Un monde où vous êtes toujours considéré comme inférieur même si vos efforts montrent le contraire. Bien, cela est le cas pour beaucoup de femmes.

Depuis 1867, les femmes se battent au Canada pour l’obtention de droits et pour l’égalité entre tous, peu importe le sexe. Plus de 150 ans ont passé, mais peu de changements ont été faits. Aujourd’hui, les femmes ont toujours un salaire inférieur à celui des hommes; plus de 100$ perdu par semaine en moyenne. Malgré tout, ce n’est pas la seule chose qui agit contre elles.

Depuis toujours, sur le plan médical, ce sont les hommes qui servent de base à la recherche et aux essais cliniques, en excluant spécifiquement les femmes. Face à cette discrimination, les problèmes de santé féminins ne concernant pas la fertilité ou la reproduction ont toujours été la moindre des préoccupations pour la recherche médicale.

Manque de recherches

À ce jour, les femmes restent victimes de ce manque de recherches. L’endométriose en fait preuve. Cette maladie en est une qui affecte grandement les femmes, car une sur dix en est affectée. Avec le développement d’une telle condition, il est possible de souffrir de douleurs pelviennes, de saignements menstruels abondants, de problèmes de fertilité et autres symptômes.

Mais malgré l’ampleur de ces effets négatifs sur la vie d’une femme, les budgets de recherche sur cette condition sont inférieurs à ceux dédiés à la recherche sur la dysfonction érectile, une condition qui n’apporte pourtant aucune souffrance physique chez l’homme. On peut même constater une différence d’au moins 5 millions de dollars dans les fonds dédiés à la recherche entre ces deux conditions.

De plus, l’obtention d’un diagnostic pour le Syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS) pour les femmes est un autre enjeu dû au manque de recherche sur les problèmes de santé féminins. Le syndrome du POTS peut apporter beaucoup de problèmes pour quelqu’un qui en est atteint, dont plusieurs symptômes tels que les vertiges et la syncope.

Question d’hormones?

Mais bien qu’il s’agisse d’une condition qui peut affecter de manière égale les deux sexes, quand c'est une femme qui aborde le sujet avec son médecin, elle est rapidement ignorée et se fait souvent répondre que « c’est seulement à cause de ses hormones et qu’elle va être correcte. » À cause de ce genre de préjugé, il arrive que des diagnostics soient retardés de plus d’un an.

Ainsi, sans avoir l’aide dont elles ont besoin à temps, les femmes qui en sont atteintes risquent de développer des complications. Une autre preuve qui démontre à quel point les femmes semblent toujours passer en deuxième dans notre système.

Bref, il faudrait commencer à considérer les femmes dans tous les aspects de nos vies. Après tout, nous ne serions pas ici sans elles, littéralement.