Laurianne Rousseau
Collège Saint-Joseph de Hull
Québec désœuvré
On se plaint d’un manque de main-d’œuvre un peu partout au Québec, mais le gouvernement fait-il vraiment tout son possible pour améliorer la situation? Pas besoin de plonger en profondeur dans l’actualité pour savoir que la réponse est non.
Au contraire, au cours des dernières années, nous avons pu remarquer une pénurie importante de personnel dans les hôpitaux et dans les écoles du Québec.
Prenons en exemple la loi 2, proposée en octobre dernier. En résumé, cette loi ferait en sorte que tous les Québécois seraient automatiquement inscrits dans une clinique, même s’il n’y a pas suffisamment de médecins pour tous nous traiter.
De plus, ces derniers verraient leur salaire de base coupé de 25%, sauf si les objectifs irréalistes fixés par notre gouvernement sont atteints, ce qui signifierait alors une moins bonne qualité de service pour la population. Sans surprise, plusieurs médecins ont donné leur démission ou sont partis travailler en Ontario à l’annonce de cette loi.
Pas différent en éducation
Si nous laissons de côté le système de santé pour aller voir celui de l’éducation, la situation n’est pas très différente. Nos enseignants travaillent en moyenne 44 heures par semaine et ce, sans compter les heures supplémentaires de correction et de planification, durant lesquelles ils ne sont pas rémunérés.
Il faut également savoir que non, contrairement à certaines croyances populaires, les profs n’ont pas un congé payé durant les vacances d’été. Ils divisent simplement leur salaire annuel pour le répartir sur toute l’année de manière à toujours recevoir une paye.
N’oublions pas non plus que selon un article de Radio- Canada, des experts australiens ont affirmé que le système éducatif québécois est « presque aussi dysfonctionnel que le leur », alors qu’ils venaient s’inspirer des systèmes d’éducation canadiens, en particulier celui de l’Ontario, pour améliorer le leur.
Les qualifications
Rappelons-nous également que plusieurs immigrants sont arrivés au Canada avec des diplômes inutilisables en médecine, en enseignement et pour d’autres professions puisque leurs qualifications n’étaient pas reconnues ici.
Si nous prenions la peine de les informer sur les façons de faire ici au lieu de les forcer à reprendre leurs études à zéro, il y aurait probablement beaucoup plus de personnel disponible un peu partout, ce qui pourrait améliorer notre situation.
Je me souviens. Le Québec est une merveilleuse province et en tant que citoyens, nous nous devons de tout faire pour qu’il en reste ainsi et que la situation ne se dégrade pas.
