Nathan Gauthier
Collège Nouvelles Frontières
Fêtes religieuses : respect des minorités ou priorité à la majorité?
Au Canada, la majorité des habitants sont chrétiens (53,3%), mais il existe aussi des personnes qui pratiquent d’autres religions, comme les musulmans, hindous, sikhs, etc. À l'approche des fêtes de Noël, on se demande de plus en plus: devrait-on inclure les fêtes d’autres religions dans un État laïque ou donner la priorité à la majorité ?
Au Canada, nous avons deux congés chrétiens : Pâques et Noël, mais pour toutes les autres religions, nous n’avons aucun congé. D’un côté, on pourrait choisir de prioriser la majorité, les chrétiens, mais cela irait à l’encontre de la laïcité de l’État, même si le christianisme est majoritaire. De l’autre côté, il est possible de prioriser (partiellement) la minorité et de respecter la laïcité de l’État en égalisant les congés fériés de chacun.
Respecter la laïcité de l’État en donnant des congés égaux à la minorité et à la majorité, ce n’est pas seulement une question de congés, mais aussi d’inclusivité. Il ne s'agit pas seulement de laïcité et d’égalité, mais aussi de respect : respect pour les personnes religieuses qui essaient de célébrer leur religion, ce qui les représente, ce qui leur tient à cœur et ce qui alimente leur vie.
Les minorités religieuses
Beaucoup de personnes religieuses au Canada essaient de célébrer leur religion en faisant diverses activités ou fêtes religieuses, mais elles n’ont pas toujours le temps, car on n’attribue pas assez d'importance aux minorités religieuses.
Certaines personnes pensent qu’on devrait se concentrer uniquement sur la majorité, mais ce n’est pas vrai. Il ne s'agit pas seulement d’une question de nombre ou de privilégier un seul groupe ethnique ou culturel, mais d’une question de respect pour les personnes qui se sentent minoritaires dans un système canadien apparemment laïque et égal pour tous. Ce n’est pas juste de primer le plus grand nombre et de laisser le plus petit dans l’ombre.
Il ne s'agit pas seulement de congés fériés pour les minorités ethnoculturelles, mais de quelque chose de beaucoup plus important. Garder le silence, ignorer les minorités et accepter cette erreur est un petit désavantage qui peut engendrer un grand pas pour les minorités.
C’est pour ces raisons que je pense qu’on devrait inclure des congés fériés pour les personnes d’autres religions. Une solution serait d’accorder deux jours de congés fériés pour toutes les autres religions, comme les musulmans, hindous, sikhs, etc. Pendant ces jours, elles pourraient célébrer leur religion de différentes façons et participer à des activités liées à leurs croyances.
